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 A court de munitions ! [Libre]

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Posté le Jeu 23 Avr - 17:43.
Fini. Tout est fini. Il me restait toutefois une chose à faire, et pas des moins importantes. Utopie. Il y tenait tant que ça? Il pensait peut-être que je me laisserais faire? Haha.

Je te propose un truc, mon gars. Tu vois cet endroit ? Ce chaos de flammes liquides, de rochers épars, tâché du sang d’un monstre ? Il sera notre terrain de jeu, mon purgatoire ! Tu vas voir. Tu vas voir ce que c’est que de se battre contre quelqu’un qui a les mêmes faiblesses que toi, quelqu’un qui peut avoir la peau tranchée, quelqu’un qui peut avoir les os fracturés ! Sois heureux, car ce soir, tu vas devenir quelqu’un…


Oh, comme je tremblais. Non pas de peur, mais d'envie, de désir, de satisfaction. Une douce chaleur montait en moi, et un sourire se figea sur mon visage. Oh, il ne me tuerait pas, et je ne le tuerais pas. Mais nous allions nous battre. Là, maintenant? Tout de suite? Pourquoi pas?

T'as pas froid aux yeux, mon gars. Tu y tiens tant que ça? Soit. Que ton vœu soit exaucé.

Je sortis Salkan et fonçai droit sur Utopie. Je fendis l'air de ma lame et effectua une petite coupure sur le bras d'Utopie, mais je n'eus pas la possibilité de faire plus car il me décocha un énorme coup de poing qui me fis voler quelques mètres en arrière. Il en voulait plus et se rua vers moi en courant, mais j'eus le temps de me relever, d'éviter le coup et de rétorquer avec mon genou se fracassant contre son ventre. Je reculai, et il se releva.

Je m'attendais pas à ce que tu me parres.

Un sourire malsain se grava sur sa face.

T'as encore rien vu mon gars.

Ce fut à mon tour de sourire. J'étais prêt, prêt à me battre, prêt à en découdre, prêt immobilier (lol). Et lui aussi. Le moment était venu.

Fais moi voir ce que t'as dans le ventre, j'en ai marre de m'échauffer!

Je le fixai, je voulais le provoquer, je voulais qu'il attaque, je voulais voir de quoi il était capable, le voir puiser dans ses ressources. Je devais faire de même. Et il voulait la même chose que moi. Il voulait voir de quoi j'étais capable. Haha, il ne me faisait pas peur et je n'avais aucunement peur de lui, ça allait être un magnifique combat. Pourvu que Kam aille mieux assez rapidement, mais en attendant, elle était à l’abri du danger, et Utopie et moi pouvions enfin nous battre.

Tu parles trop, Monoreilles!

Original, ma foi. Monoreilles. Sans doute un mix entre "Monologue" et "oreilles pointues", vu que je suis un elfe?

Nan, toi, tais toi, Utopinutile!

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- Cartographie [http://origin.forumgratuit.fr/t19-quand-il-s-agit-de-retrouver-son-chemin-utopie]
- Chasse [http://origin.forumgratuit.fr/t48-et-avec-cette-corde-je-fais-quoi-utopie]
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Posté le Sam 25 Avr - 13:27.
- T'as pas froid aux yeux, mon gars. Tu y tiens tant que ça? Soit. Que ton vœu soit exaucé.

Il dégaina et fut sur moi en quelques instants. Je devais esquiver, riposter, prévoir ses coups pour mieux armer les miens. Mais j’étais trop lent. Il entailla mon bras droit et provoqua une décharge de douleur en moi, rapide et brève, qui se calma soudainement, laissant place à un picotement dérangeant. J’avais eu le temps, pendant cette brève poussée d’adrénaline, de l’envoyer valser d’un crochet du droit. Je courais vers lui, mon pieds en arrière prêt à exploser son nez et à le renvoyer voler un peu plus loin dans le décor. Encore trop lent. Il se releva et m’envoya un coup de genoux dans le ventre. J’étais essoufflé.

Je m'attendais pas à ce que tu me pares.

T'as encore rien vu mon gars. Fais-moi voir ce que t'as dans le ventre, j'en ai marre de m'échauffer !

Tu parles trop, Monoreilles !

Nan, toi, tais-toi, Utopinutile !


Il faisait de l’humour, en plus. Utopie, inutile. Ce combat n’était pas aussi drôle. Il y manquait trop de chose. Cette envie de meurtre, premièrement. Ensuite… Un peu de folie. Juste un peu. Et dernièrement, il manquait du sang. Partout. Sur le sol. Le sien comme le mien. Oui ! Du sang ! Partout ! Pas que sur mon bras. L’air était chaud.

Je m’étirai. Puis je frappai les rochers alentours, un par un, les envoyant sur l’Elfe. Il les esquiva, mais avant qu’il ait pu réagir, je l’avais plaqué au sol. J’étais sur lui. Je ris. Alors ? Qu’est-ce que ça faisait ? Qu’est-ce que ça faisait d’être en position d’infériorité, à la merci du moindre coup ? Je lui souris. Je levai le poing. Ecraser son nez, le faire rentrer dans son crâne, non, mieux, lui casser le crâne, l’exploser. Ma colère s’abattit, mais je fus encore une fois trop lent. Il esquiva d’un simple mouvement de la tête, et mon coup frappa le sol qui ploya et se fissura sous l’impact. Mais la terre rend tout au centuple. La force du choc remonta tout le long de mon bras. Mon membre tremblait. Elle arriva à mon coude qui encaissa sans broncher, continua sa route doucement, tout doucement, pour finalement m’arracher un cri de douleur. Mon épaule. Je ne pouvais plus la bouger, la douleur irradiait. J’étais là, en position de force, à rater mon coup parce que je ne savais pas viser. Décevant. Il profita de ce moment d’inattention pour me donner un coup de tête et ainsi prendre l’ascendant.

Inconscient. J’étais conscient que j’étais inconscient. Je ne sentais rien. C’était si doux d’être ainsi, si reposant de ne plus avoir à penser. Plus de problèmes, plus de solutions. Juste un vide étrange et calme. Le sol se déplaçait son moi, je le sentais, comme si j’étais allongé sur un monde en constant déplacement. Cela ne me dérangeait pas, j’aimais bien ce nouvel élément dans l’intimité de mon repos. Puis, d’un coup, de la chaleur. Une douce chaleur, celle d’un feu de camp qui réchauffe mes muscles endolories par une rude journée de découvertes et de combats. La température augmentait. Rapidement. Elle devint brulante. Et finalement, la lumière fut.

J’étais allongé sur les gravats. Redstorm appuyait de tout son poids sur mon torse pour m’empêcher de bouger, il tenait ma tête entre ses mains. Trop chaud. Beaucoup trop chaud. Que me voulait-il à la fin ? Ce n’était pas en me tirant les cheveux qu’il allait gagner ce combat. Puis je compris. Je compris au moment où la bulle éclata à quelques centimètres de moi, au moment où ses éclats frôlèrent ma peau. Le feu. Le feu liquide. Il allait… Je fixai l’être qui me tenait à sa merci. Son regard était froid. Sans vie, sans envie. Il me poussa un peu plus vers cet enfer de chaleur. Résister ! Non ! Pas maintenant… pas comme ça, je ne pouvais pas mourir comme ça ! Mais je ne pouvais rien faire. Ma peau effleura le liquide. Je fermai les yeux.


Alors ? C’est comme ça que tu comptes crever ? Allez… Bouge-toi. Tu peux le vaincre facilement, n’est-ce pas ? Il est faible. Sors-toi de là. Sauve ta peau. Ta misérable peau qui brûle, brûle… Tue le. Tue le ! Fais de lui un misérable résidu de honte et de sang… Utopie… Arrache à cet Elfe sa vie.

Tout brûlait. Le monde, mon monde, était à feu et à sang, mais surtout en flammes. La substance atteignait presque mon œil, chaque nanomètre de peau en contact avec cette horreur n’était plus que souffrance. Tout mon être m’hurlait de réagir. Agir. Le mordre. Planter mes dents dans son bras. Qu’il me lâche ! Le repousser, enfin reprendre l’avantage. Oui ! J’étais sur lui. Le mordre encore, dans le cou, l’empêcher de bouger, lui arracher tout ce qui passera sous mes crocs. Mes dents étaient plantées dans son cou, mais il me repoussa d’un coup de coude et eu le temps de se relever. Nous étions debout, l’un face à l’autre. Nous nous toisions. La vraie lutte commença. La lutte éperdue, celle pour laquelle on donne tout, celle pour laquelle on abandonne tout. Les coups pleuvèrent, tous les coups. Poings. Pieds. Genoux. Têtes. Sabre. Couteau. Dents. Pierres. Coudes. Griffes. Tout ce qui pouvait servir à faire mal était engagé dans la bataille. La puissance des impacts retentissait. L’air se déchainait autour de nous.

Nous haletions. C’était la fin. Redstorm était bariolé de morsures et de bleu. Je lui avais cassé le nez, et tordu le poignet. J’avais peut être même réussi à lui casser une côte. Quant à moi, de profondes plaies occupaient une importante partie de mon torse. Mon visage… Je n’y pensais plus. Mon bras droit était lui complétement inutilisable. Ce combat avait été équitable. Mais il fallait en finir. Nous titubions l’un vers l’autre.

Jusqu’à ce que je tombe, jusqu'à ce qu’il m’imite lui aussi.


La raison du plus fort est toujours la meilleure, sans force aucun rêve ne se réalise.



C'est pourquoi je dois être le plus fort, pour détruire leur raison avec mes rêves.

Fonda (folle,) sadique & Yokaï des Illusions instable
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- Chasse [http://origin.forumgratuit.fr/t62-que-de-salles-quete-de-kamyu]
- Magie de soin [http://origin.forumgratuit.fr/t81-fais-ce-que-tu-veux-apres-tout-ce-n-est-pas-mon-corps]
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Posté le Sam 25 Avr - 14:31.
Quel sera le vainqueur ? Qui se relèvera le premier ? Seul le Dieu du Hasard et des Aléas vous le révèlera. Priez, pauvres mortels ! Car votre sort repose au creux de sa paume, au coin de son dé implacable. Qui, du jet le plus haut obtiendra, vainqueur pourra se relever. Et seules les larmes resteront au perdant, tandis qu'impuissant, il regardera s'éloigner le dos de son ennemi mortel.

Redstorm.
Kamyu a effectué 1 lancé(s) d'un Dé 20 (Image non renseignée.) :
10

Utopie.
Kamyu a effectué 1 lancé(s) d'un Dé 20 (Image non renseignée.) :
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Le feu. La chaleur. La douleur. La terreur, la mort. L'oeil enflammé de la bête. Le rugissement effrayant, teinté de colère et de douleur. Tout cela, elle s'en rappellerait. Elle s'en rappellerait, jusqu'au coeur des Ténèbres les plus profond qui l'accompagneraient, un jour. Avant qu'elle ne meurs. Mais non, le rouge s'effaçait, sans apporter plus de réponses, pour laisser place au noir, petit à petit. Le noir qu'elle affectionnait tant. La solitude qu'elle prisait tant. Là où elle pouvait dormir, juste dormir, sans penser à rien d'autre. Juste dormir, ignorer tout du monde extérieur. Mais non, elle ne pouvait rester là. Pas aujourd'hui. Pas encore. Le monde l'attendait encore, et au dessus de son frêle corps affaiblit, deux créatures l'attendaient, posant délicatement leur regard sur elle.

Finalement, les nappes de la conscience revinrent à elle, peu à peu. Finalement, un gémissement franchit le cap de ses lèvres. Une plume avait été arraché de ses ailes. Non pas dans l'optique de la blesser d'avantage, mais de permettre à la plaie qu'elle avait créée en s'enfonçant dans l'aile de cicatriser. Elle ouvrit les yeux, peu après. La voilà replongée dans un monde rougeoyant, étouffant, blessant. Mais la première chose qu'elle vit en rouvrant les yeux fut une créature qui l'émerveilla. Et qui ne cesserait de l'émerveiller. Son bec jaune, imposant. Ses yeux ambrés, perçants. Ses plumes blanches, pas même tâchées de sang. Ses serres, semblables à celles d'un aigle. Et son corps de lion. Elle écarquilla les yeux, incapable de dire mot. Etait-ce cela, la créature dont Kazemi lui avait parlé ? Un griffon ?

Nulle hostilité, nulle crainte ne s'échappait de lui. La créature était sûre d'elle, c'était indéniable. Mais avec sa présence, il y en avait une autre. Une petite créature bleue fit son apparition au sommet du crâne du griffon.

- Kaze..


Sa voix était faible, et la dernière syllabe se perdit dans sa gorge. La jeune Yokaï chercha du regard autour d'elle, mais elle ne trouva rien d'autre que les deux créatures à ses côtés. Et pour le moment, elle était trop affaiblie pour tenter quoi que ce soit d'autre. Alors, elle se contenta d'observer le phénix et le griffon.



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Posté le Sam 25 Avr - 22:04.

Dernière édition par Utopie le Dim 26 Avr - 11:37, édité 1 fois
J'étais allongé sur le sol, baignant dans une mare de mon propre sang. Les plaies sur mon torse me faisaient un mal de chien. Me lever. Tout de suite. Vite. Je devais me lever. Celui qui se leverait en premier gagnerait ce combat, et je devais gagner. Le tuer pendant qu'il est encore temps. Lui rendre ce qu'il m'a donné. Les coups. Cette brulure. Tout. Lui rendre au centuple ! Écraser sa face de vermine contre le sol, lui broyer les os, lui calciner le corps. L'adrénaline afflua dans mes veines, me redonna l'énergie nécessaire pour me lever, titubant et haletant, pour quitter les bras du sommeil. Des vertiges, ma vision du monde bougeait d'elle même. Etait-il debout, lui aussi ? Le combat devait-il continuer ?...

Victoire. Il gisait sur le sol, inconscient. Je le trainai jusqu'à un étendue de feu liquide. D'abord ça. D'abord lui faire boire un peu de cette mort qui a rongé mon visage, pendant ces quelques si longues secondes... Je le suspendis par les cheveux.


- Alors ?... Ton beau visage... Qu'est ce qu'il va devenir après un petit bain ?... Tu verras, c'est plus agréable qu'il n'y en a l'air. Tu vois, moi, ça a changé ma vision du monde... Ca a changé la face du monde... La face... Haha... Tu piges ?... Bref, crève.

Je n'arrivai pas à le lâcher. Il resta ainsi en l'air quelques secondes, avant que je ne le lance plus loin s'écraser contre un roc. Je ne pouvais pas faire ça. Il me fallait du sang, des plaies, des membres arrachés. Le faire mourir comme ça n'était pas digne de lui, il fallait que je l'humilie. Traîner son orgueil dans la boue. Je me rapprochai de lui. Il ne pouvait rien faire. Un coup. Deux coups. Mes pieds frappaient son corps, chaque partie de son corps. Il avait beau se protéger, se mettre en boule et se défendre avec ses avants bras, il ne pouvait rien faire. Trop faible. Trop vaniteux. Je le tabassai, et j'y prenais du plaisir. Je riais. Mes coups heurtaient son corps en cadence, comme une douce mélodie de douleur et de haine. J'adorais voir son petit nez se plier après un choc, sa mâchoire cracher du sang, son être convulser sous la douleur. Mais je ne lui cassais aucun os, non ! Ç’aurait été moins drôle. Il fallait faire de sa chair de la bouillie... Qu'il puisse se relever... Me combattre à nouveau, qu'il puisse perdre à nouveaux. Je devais lui faire comprendre que j'étais le plus fort et qu'il devait progresser pour que nos combats redoublent d'intensité, pour que je prenne encore plus de plaisir ! J’arrêtai de le frapper et me baissai vers lui, couteau en main. Je caressai sa peu du plat de mon arme, partant du bas du cou, remontant jusqu'à son menton, traversant sa joue, jusqu'à éteindre son oreille. Celle avec l'étrange pierre. Je voyais dans son regard qu'elle avait de l'importance à ses yeux.


- Toi qui aime orner tes longues oreilles déjà trop voyantes, je t'offre un nouvelle déco, dis-je en l’entaillant profondément.

Je me relevai. Je regardai sa carcasse tremblante et sanglotante. Puis je le frappai à nouveau. Plusieurs fois. Jusqu'à l'envoyer jusqu'à quelqu'un qui pourrait le comprendre, jusqu'au seul être aux alentour qui avait peut être subit un pareil traitement, ou pire encore. Le serpent. Je voulais que Redstorm meurt étouffer dans la puanteur de l'endroit, qu'il ait le décès le plus stupide qui soit, celui qui lui irait le mieux. Puis je revins vers Kamyu. Elle avait les yeux ouverts. Elle allait bien. Je m'allongeait à côté d'elle, haletant. Mon Staïpil vint se lover sur mon ventre. Je l'avais oublier avec tous ces événements. Le petit s'était réfugié sur l'arbre et avait patiemment attendu que tout s'arrête. Je me redressai. Le moment n'était pas au repos, nous devions partir, quitter cet endroit. Relevé, je fis boire à nouveau Kamyu, puis je la mis sur le griffon. Il allait la porter, le temps qu'elle se remette du moins.

- Trev'Hulg... On y sera bientôt, j'espère...


La raison du plus fort est toujours la meilleure, sans force aucun rêve ne se réalise.



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Posté le Dim 26 Avr - 2:16.
Utopie frappait les rochers pour me les envoyer dessus. Je les esquivais sans peine, mais c'était une diversion. Ce fourbe m'avait mis au sol sans que j'ai le temps de réagir, le choc fut dur et ma tête cogna contre le sol, ce sol si dur. J'étais au sol, à sa portée, il pouvait facilement me briser le nez, me tuer sur le coup. Mais il était lent, beaucoup trop lent. Hélas pour lui, car lorsqu'il prit son élan pour frapper, j'eus le temps d'esquiver le coup. Juste en bougeant la tête. Je le fixai, le regardant droit dans les yeux, un sourire se dessinant peu à peu sur mon visage lorsque son poing vint s'écraser sur le sol. Un sourire sadique. Il était à moi. Rien qu'a moi. Je lui assénai un magnifique coup de tête qui lui fit perdre conscience sur le coup. Puis je le poussai, le pris par les cheveux et le trainai jusqu'à la coulée de lave. Il avait voulu souiller mon honneur, j'allais souiller son visage. Le tuer. Je le maintenais au sol, la lave s'approchait peu à peu de son visage. Je le regardais, sans aucune expression. Je voulais juste qu'il crève. Sadiquement. Je voulais voir son visage se consumer sous mes yeux. Je voulais qu'il souffre. Mais il était inconscient. Jusqu'à ce qu'il se réveille. Je le poussai peu à peu vers cette coulée de lave. Jusqu'à ce que sa peau entre en contact avec le liquide brûlant.

Il était à moi, il allait mourir là, sous mes yeux, j'allais le tuer sans aucune pitié, sans jamais avoir de remords. Et après, j'aurais pu protéger Kamyu comme il se devait. Mais non, non, le sort en a voulu autrement: il me mordit le bras, ce qui me fit relâcher mon emprise, il en profita donc pour me repousser et me mordre au cou. Il désirait ma mort autant que je désirais la sienne. Le combat allait être beau. Le fait de savoir sa bouche collée contre mon cou me répugnait au plus haut point et je ne put tolérer cela. Je lui assénai donc un coup de coude et en profitai pour me relever. Nous étions debout, l'un face à l'autre. Le combat pouvait vraiment commencer. Il allait enfin commencer.

Nous entrions dans une lutte acharnée pour la victoire. Lui comme moi voulions à tout pris gagner, tuer l'autre. Et c'était ce que nous comptions faire. Tuer? Non, pas exactement. Notre objectif était simplement de démolir notre adversaire afin qu'il sache lequel était le plus fort. Et je savais que, quoi qu'il arrive, ni lui ni moi ne baisserions les bras tant que nous n'aurions pas réduit notre adversaire à l'état de larve. Oh, nous le savions, il n'y aurait aucune pitié. La pitié était pour les faibles. Le combat fut long, éprouvant, les coups volaient, tous comme nos corps, les lames, aussi bien de Salkan que du couteau d'Utopie sifflaient, fendaient l'air, les coups résonnaient dans cet enfer, le vent était déchainé, la terre volait autant que le sang. Le bruit sourd de ses poings sur mon torse ou de mes pieds sur son corps se faisait entendre. C'était affreux, ce combat était plus intense encore que la lutte contre le serpent. Pourtant, l'un d'entre nous devais finir comme lui, ou presque: pas mort comme lui l'était, mais gisant sur le sol.

Lui comme moi étions essoufflés. Mon poignet était tordu, j'étais couvert de bleus, de sang, aussi bien le mien que le sien, de morsures, d’ecchymoses, d'hématomes, de terre, et surtout, de sueur. Et lui, il était couvert d'entailles: son torse, son visage, son bras droit était même carrément inutilisable. Le combat avait, de toute évidence, été équitable. Mais il fallait qu'on en finisse. Nous nous approchions l'un de l'autre, chancelant. Jusqu'à ce qu'il s'effondre, et que je m'effondre pratiquement en même temps. Nous étions tous deux au sol. Me relever. Je devais me relever. Mais la force me manquait, je n'y arrivais pas. Lui par contre, avait réussi, même si ça avait été dur, il avait réussi cet exploit. Il était totalement debout. Et il approchait. Il fallait que je me relève, et vite! Rien à faire, j'avais beau forcer, je n'y arrivais pas. Je n'aurais pas pu y arriver. Je ne pouvais pas. J'étais beaucoup trop fatigué pour ça. La force me manquait trop. J'avais soif, je n'en pouvais plus. Je ne pouvais luter contre ce qui devait arriver. Et ce qui m'attendait était pire que la mort.

Lorsqu'il fut à mon niveau, il me prit par les cheveux comme j'avais pu le faire précédemment avec lui, et me traina, jusqu'à cette étendue de lave. Jusqu'à ce liquide tout droit sorti des enfers. Il me souleva, me tenant au dessus de cette rivière. J'attendais qu'il me lâche, j'étais plus que tout effrayé, je ne voulais pas mourir, mais si je devais mourir, qu'il cesse de me faire attendre, bon dieu! Il me tenait fermement par les cheveux.


Alors ?... Ton beau visage... Qu'est ce qu'il va devenir après un petit bain ?... Tu verras, c'est plus agréable qu'il n'y en a l'air. Tu vois, moi, ça a changé ma vision du monde... Ça a changé la face du monde... La face... Haha... Tu piges ?... Bref, crève.

Ces paroles... Il les avait prononcé d'un air si calme, si doux, comme s'il parlait à un enfant. Cet air... Ce visage... Ce ton... Aucune émotion ne s'en dégageait, même lorsqu'il dit sa blague. Pour qu'il fasse une telle blague, il devait vraiment prendre du plaisir dans ses actes. Pourquoi ne me lâchait-il pas? Ne voulait-il pas, au final, que je crève? Ne voulait-il pas tout simplement en finir avec moi, avec ce combat? Non, au lieu de ça, Môssieur à jugé plus intéressant de me jeter plus loin, pour que je m'écrase sur un rocher. Et évidemment, ce n'était pas fini pour lui. Ou du moins, pour moi. Ma fête ne faisait que commencé. Il m'avait mordu, il fallait bien que je morde quelque chose en retour. Et il allait m'aider à cela: j'allais clairement mordre la poussière. Oh, bien sur, j'aurais préféré être mort en arrivant sur ce rocher, mais je ne l'étais pas. Et il le savait. Il s'approcha, porta un coup, puis un autre, puis m'assena une pluie de coups de pieds. C'était l'enfer, l'horreur, personne ne voudrait vivre ça. J'essayais de me protéger comme je le pouvais, mais rien ne changeait: il était déterminé. Et j'étais trop faible. Il riait, prenant du plaisir à me torturer ainsi. Le bruit des chocs résonnait dans ma tête comme... comme... j'ignorais comme quoi, je n'avais pas encore vécu assez longtemps dans ce monde pour trouver quel nom donner à ce son. Je convulsais, je crachais du sang, il me cognait sans relâche, mais ne me brisait absolument aucun os. Il voulait me garder entier.

Puis les coups cessèrent. Enfin. Je ne sentais plus aucune partie de mon corps, la seule chose qui me permettait de dire qu'il ne me frappait plus, c'était le silence. Il n'y avait plus ce bruit sourd que j'avais trop entendu. Non, loin de là. Le bruit que j'entendis à ce moment là me glaça le sang. Son couteau. Il venait de le sortir, et il se penchait vers moi. Il plaça sa lame à plat sur mon cou, puis il remonta jusqu'à mon menton, remonta le long de ma joue jusqu'à atteindre mon oreille. Celle avec ma boucle. Celle avec Kaya. Le contact de sa lame me donna un frisson. Comptait-il me voler Kaya? Me couper l'oreille? Non...


Toi qui aime orner tes longues oreilles déjà trop voyantes, je t'offre un nouvelle déco.


En disant cela, il m'entailla profondément l'oreille. Je ne sentis rien mais tout mon corps tremblait, je sanglotais, j'avais honte de moi. Honte de m'être laissé avoir aussi facilement. Et il recommença à me frapper, violemment. Le salaud, il me le paierait. Vivement. La vengeance est un plat qui se mange froid. Et il m'envoya valser jusqu'au serpent. Il comptait laisser mon corps là, gisant à côté du cadavre déjà présent.

J'allais mourir ici. Mes yeux se fermèrent. Je me laissai aller, laissant le sommeil s'emparer de moi. Je m'endormais. Puis je rêvais. C'était bref, je voyais un champ, fleuri, une musique douce flottant dans les airs. Pas d'odeur, pas de mouvement possible, juste ce champ. Pas de ciel, juste une lumière blanche, comme j'étais dans un dôme totalement blanc. Au milieu de ce champ, une personne dansait. Une humanoïde. J'ignorais ce que c'était, elle n'avait pas d'ailes, pas de cornes, pas de griffes, pas d'oreilles pointues. Elle était blonde. Dans une robe blanche. Elle tournoyait sur elle même, et sa peau était aussi blanche que celle de Kamyu. C'était apaisant. Était-ce le paradis? C'était beau. Agréable. Mais de courte durée. Tout s'assombrissait, peu à peu, l'obscurité gagnait les lieux, le froid commençait  s'installer, puis tout se déroba sous mes pieds: j'étais dans le noir, le décor que je venais de voir s'éloignait peu à peu de moi, dans l'obscurité, jusqu'à ce qu'il fasse totalement noir. La mélodie, pourtant, était toujours présente.

J'ouvris les yeux. Ma tête... J'avais mal, et la mélodie que j'avais entendu dans mon rêve était toujours présente. Pourquoi? Pourquoi étais-je toujours en vie? Pourquoi n'étais-je pas mort? Je tournai la tête et vis Utopie, couché près de Kamyu.Tss, il le vivait bien, le con. Je fis un effort ultime pour me relever. Mes membres étaient souffrants, j'ignorais même comment je faisais pour tenir encore debout. Je marchai, tombai, me relevai, récupérai Salkan, retombai, me relevai, récupérai Tourmente, m’effondrai sur le sol. Non, je devais me relever, repartir. M'en aller. J'avais juré de protéger Kamyu, j'en étais incapable. Alors je partis. Je pris la route. Je m'en allai. J'ignorais où j'allais, mais j'y allais. Mais avant, je me retournai. Quelque chose attira mon attention. Dans l’œil du serpent se trouvait encore la dague. Je la pris, inspirai grandement jusqu'à remplir mes poumons, expirai, et trouva la force pour parler. Je fixai Utopie, avec un regard de haine, un regard vide, empli de rancune.


Utopie... On se reverra. Sois-en sur. On se recroisera. J'aurais ma vengeance, même si pour cela je dois me faire massacrer plusieurs fois encore, j'aurais ma vengeance.

Puis je regardai Kamyu, mon regard était attendri.


Je sais pas si t'es en état de capter ce que je vais dire. J'ai juré de te protéger, mais j'en suis incapable. Utopie s'en chargera très bien pour moi. Et ceci *je lui montrai la dague*, je le garde, en signe d'une promesse. Je te promets que l'on se reverra, et je te la rendrais à ce moment là. Au revoir.

Et je fus parti pour un long voyage.

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Posté le Lun 27 Avr - 18:19.
Utopie arriva peu après que j'ai ouvert les yeux. Il s'allongea près de moi. Il haletait. Que c'était-il passé, pour qu'il soit dans un tel état..? Sans même avoir besoin de me concentrer sur sa Présence, je savais qu'il souffrait. Son étrange lézard vint se lover sur son ventre. Lui aussi, était comme moi. Peau blanche, éclatante. Peau couleur des nuages. La couleur des nuages les plus blancs. Et yeux rouges. Un albinos, tout comme moi. Bien qu'il semblait mieux supporter la chaleur que moi..
Utopie me sembla pressé, tout à coup. Il me fit boire une nouvelle fois. Et puis, il me posa sur le dos du griffon, qui lui avait fait signe. Les autres griffons étaient, me semblait-il, repartis. Je ne sentais plus leur présence.. Alors, pourquoi celui-ci était-il resté là..? Avait-ce quelque chose à voir avec nous, avec Kazemi, ou bien avec le serpent..?

- Trev'Hulg... On y sera bientôt, j'espère...

La sensation d'être ainsi sur le corps du griffon était pour le moins.. Etrange. Non pas que ce ne soit pas agréable. A travers ma robe, au contact de ma peau, je sentais l'étrange poil, soyeux et rêche en même temps, qui recouvrait son corps. Comme si sa fourrure avait été faite pour pouvoir supporter quelqu'un. Et au travers de sa fourrure, elle pouvait sentir les muscles de la bête. Chacun de ses muscles, se contracter et se détendre, rouler sous sa peau. Mais quelque chose m'interpella. Le serpent..? Et qu'était devenu Redstorm..? Je m'étais écroulée, face au serpent. Et je m'étais réveillé, derrière se rocher, à proximité du griffon et de Kazemi. Mais j'ignorais ce qu'il s'était passé. La dernière chose dont je me rappelais, c'était le Démon et l'Elfe se débattant pour venir à bout du serpent. Puis, j'entendis la voix de Redstorm. Lui non plus, ne semblait pas en bon état. Mais je n'avais pas récupérer assez de force pour ressentir sa Présence.

- Utopie... On se reverra. Sois-en sur. On se recroisera. J'aurais ma vengeance, même si pour cela je dois me faire massacrer plusieurs fois encore, j'aurais ma vengeance.

Vengeance...? Qu'était-ce ? Ce mot apporta nombre d'interrogations à mon esprit fatigué. La chaleur était toujours aussi insupportable pour moi. Et, même si j'étais consciente et capable de réfléchir, mon corps était loin d'avoir récupéré toutes ses forces. Tant de bien que de mal, je tournai la tête. C'est là que je me rendis compte qu'une cape qui ne m'appartenait pas était dans ma main, une partie coincée sous moi. Si je vis Redstorm, à plusieurs mètres de moi, et si je vis le sang qui le recouvrait, j'étais incapable de savoir dans quel état il était. Puis, il me regarda. Du moins, à défaut de voir son regard, je le sentis se poser sur moi. Il me parla, et me montra une dague.

- Je sais pas si t'es en état de capter ce que je vais dire. J'ai juré de te protéger, mais j'en suis incapable. Utopie s'en chargera très bien pour moi. Et ceci, je le garde, en signe d'une promesse. Je te promets que l'on se reverra, et je te la rendrais à ce moment là. Au revoir.

Je ne compris pas bien ce dont il parlait, une fois de plus. Me protéger..? De quoi ? Pour quelles raisons serait-il incapable de tenir cette chose qu'il appelle "promesse"..? Et surtout.. Une dague ? Me la rendre ? N'avais-je pas mes deux dagues rangées dans leurs fourreaux, à ma taille..? Je le regardai s'éloigner, puis tournai ma tête vers Utopie. Il était concentré devant lui, sur le chemin. Il ne semblait pas vraiment se soucier de l'Elfe, ou de ses paroles. Du moins, il ne me sembla pas, sur le moment. Je tournais, avec difficulté, une nouvelle fois ma tête vers l'un et vers l'autre. Mais déjà, Redstorm n'était devenu qu'une tâche sombre, au loin, dans la lumière rougeâtre. Je posai ma tête sur l'épaule du griffon, et écoutai son cœur battre, ses pattes fouler silencieusement le sol. Je dus me rendormir, car quand je rouvris les yeux pour prendre une nouvelle fois conscience de ce qui m'entourais, je ne reconnus pas le paysage.




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Posté le Mar 28 Avr - 16:57.
Nous marchions. Marchions. Marchions… Des sons résonnaient dans mon crâne. Le bruit des coups que j’avais échangé avec l’elfe, ses quelques mots avant de partir, mes pas sur le sol sec. Redstorm avait dit qu’il me battrait, qu’il ferait tout pour… Et ça me plaisait. Le duel. L’affrontement inévitable, jusqu’à la mort d’un de nous deux, jusqu’à ce que l’autre soit devenu l’être le plus fort. C’était l’une des seules façons pour moi de progresser et surtout de m’amuser. Il avait aussi parlé du fait de protéger Kamyu, qu’il ne le pouvait pas, que la tache m’était du pendant ce temps d’incompétence et qu’il garderait l’une de ses dagues en attendant. Bien. Sur le coup, l’envie de lui casser à nouveau la figure puis de l’enfermer dans le ventre du serpent m’était venue, mais en toute chose il faut mesure, alors je me suis retenu. La végétation se faisait quand même plus dense, par ici, les arbres au moins n’était pas morts. Kamyu se réveilla, je la fis boire. Je restai silencieux. Devais-je lui parler de ce qui s’était passé ?... Non. Elle semblait déjà assez fatiguée comme ça. Mon Staïpil contemplait le paysage, assis sur la tête du griffon. Il s’y était installé tout seul, comme si l’endroit lui été familier, destiné. Il se retourna vers la jeune fille et frotta sa tête contre elle. Ma main se posa sur le griffon, le caressa un instant.

- C’est mon Staïpil, mon p’tit lézard à moi… Il est aveugle. Mais il est très intelligent ! J’ai décidé d’être ses yeux… Je ne supporte pas bien la solitude… Enfin… Il n’a pas de nom ! T’as une idée ?

Je fis un grand sourire. Et soudain, un bruit. Brindilles cassées. Un petit lapin passa entre mes jambes. D’un bon, je fus sur lui, je l’attrapai par les oreilles et le suspendis au-dessus du sol. Son beau pelage blanc tachetés, ses petits yeux noisettes, tout chez lui était mignon… Je sortis mon couteau. Dommage qu’il allait nous servir de repas.

- T’as faim, j’espère ?


La raison du plus fort est toujours la meilleure, sans force aucun rêve ne se réalise.



C'est pourquoi je dois être le plus fort, pour détruire leur raison avec mes rêves.

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Posté le Mar 28 Avr - 18:33.
J'ouvris les yeux, une nouvelle fois. Utopie me fis boire. La nuit s'était installée, et j'appréciais sa fraîcheur. Le paysage torturé de tout à l'heure avait laissé place à une forêt. Ici, c'était mieux.. Ici, je ne brûlais pas. Mais mon corps était toujours aussi immobile. Utopie me fit boire. Le lézard albinos vint frotter sa tête contre moi. A son contact, je fermai les yeux, non pas que je ne l'aimais pas. Il s'était installé sur la tête du griffon, qui ne semblait pas l'en avoir chassé. Etait-ce qu'il ne ressentait aucune menace de la part du lézard ? Je n'en savais rien, et n'osais pas vraiment le lui demander.

- C’est mon Staïpil, mon p’tit lézard à moi… Il est aveugle. Mais il est très intelligent ! J’ai décidé d’être ses yeux… Je ne supporte pas bien la solitude… Enfin… Il n’a pas de nom ! T’as une idée ?

Je plaçai mon regard dans celui de braise du lézard. Il y eu une sorte d'échange muet entre nous. Je n'avais pas besoin de son, pas besoin de sifflement. Juste son regard me suffit. Ce petit avait déjà un nom. Et il voulait que son maître l'utilise. Sans détourner mon regard de la bête, je prononçais un mot, un seul.

- Shinrei.

Une brindille craqua, et Utopie bondit. Il se redressa avec un lapin à bout de bras, qu'il tenait par les oreilles. Encore vivant. J'eus mal pour la bête, résignée à son sort. La bête avait un pelage blanc tacheté en accord avec ses yeux, couleur noisette. Si j'avais eu une quelconque notion de ce qui était beau ou de ce qui ne l'était pas, à ce moment là, j'aurais sans aucun doute apprécié à sa juste valeur la fourrure de la bête.

- T’as faim, j’espère ?

Je ne pouvais pas dire que j'appréciais l'idée de sacrifier une vie pour "manger". Mais les piaillements de Kazemi me rappelèrent à l'ordre, et j'acceptai l'offre. Utopie fit un feu après avoir brisé le cou de la bête, puis me fis descendre du griffon. Celui-ci s'étira et s'enfonça dans la forêt, lui aussi allait chercher sa pitance. Le Démon fit cuire le lapin et le partagea. Je mobilisai ce que j'avais récupérer de forces pour manger. J'eus du mal à avaler la viande, en pensant au lapin, mais le fit tout de même. Pour ne pas l'avoir tué pour rien, même indirectement. Après ce repas et quelques heures de sommeil supplémentaire, ce ne serait toujours pas ça, mais au moins pourrais-je bouger à nouveau. A défaut de songer à m'envoler ou à courir dans tout les sens. Un voyage de plusieurs jours encore nous attendait, et ce temps me suffirait à récupérer mes forces. Peut-être également à comprendre que, si je ne voulais pas m'écrouler, je devais manger..



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Posté le Mar 25 Aoû - 21:17.
Utopie et Kamyu vous gagnez tous deux 30 oris et 50 xp.


♣️.Je suis mais je ne suis pas.♣️



Mystérieuse PNJ aux long cheveux de jais, aux pupilles cinabres et vêtue d'une simple robe blanche. Elle viendra vous rendre visite, peut-on lui faire confiance ? Vous avez juste à suivre votre âme.
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