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 QUÊTE - Fais ce que tu veux, après tout, ce n'est pas mon corps. <Kamyu>

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PNJ omniscient & Maître Tout-Puissant qui vous garantis des ennuis (Mouahaha)
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Posté le Jeu 2 Avr - 17:31.
Le soleil brille, les oiseaux chantent. Le vent dans les épines de pin complète l’accord. Tu es dans un endroit paisible, nulle part, partout, à quoi bon savoir ? Une douce brise légère vient te caresser le visage, un oiseau vient se poser sur l’un de tes deux bras levé perpendiculairement à ton corps. Il picore ta peau, la perce, t’emplit de douleur, encore plus. Tu es attaché par les poignets et par les chevilles à un piquet en forme de T, impossible de t’en défaire, tu es solidement attachée, et il est solidement ancré au sol boueux. Une odeur fétide émane de l’espace alentour. Des crapauds croassent, viennent lécher tes pieds nus. Tu ne vois rien de tout cela, tes yeux sont bandés. Tes yeux, où ceux d’un autre ?...  Tu n’es pas dans ton corps, tu le réalise… Mais le pire, dans tout cela, c’est que tu ressens un liquide chaud sortir de ta poitrine, un liquide qui ne t’est pas inconnu : du sang. Tu le perds continuellement, tu te sens mourir. Pour la faune, la flore alentour, tu es déjà morte, tu n’es que du bois.

Tu as cinq tours. Vie, survie, trouve un moyen de remplacer tes yeux pour apprendre à résister à la mort. Après, il sera trop tard … (Un minimum de 10 lignes est demandé)



Fonda (folle,) sadique & Yokaï des Illusions instable
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- Chasse [http://origin.forumgratuit.fr/t62-que-de-salles-quete-de-kamyu]
- Magie de soin [http://origin.forumgratuit.fr/t81-fais-ce-que-tu-veux-apres-tout-ce-n-est-pas-mon-corps]
- Poisons et antidotes (basique) [http://origin.forumgratuit.fr/t100-trefonds-tenebreux-et-farfelue-foret-morghhur-et-kamyu]
- Cuisine [http://origin.forumgratuit.fr/t104-brise-casserole-kamyu#989]
- Chant (humain et loup) [http://origin.forumgratuit.fr/t107p20-l-aria-de-l-ame-quete-kamyu]
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Posté le Jeu 2 Avr - 19:16.
Sur ma peau, je sentais le soleil frapper. Étrange. N'avais-je pas ma cape sur moi ? Plus étrange encore, ce soleil dont j'avais rapidement appris à me méfier ne me brûlait pas comme il l'avait fait. Non pas que cette sensation était agréable, je n'arriverais probablement jamais à la trouver ainsi, mais au moins, ça ne faisait pas si mal. J'entendais également le chant des oiseaux. Ici ou ailleurs, ils étaient toujours là non..? Mais plus encore, une odeur de forêt venait me chatouiller les narines, différente de celle que j'avais sentie dans la Plaine Silvhary ou dans les Terres de Solterhâ, mais bel et bien une odeur de forêt. Bizarre.. Je ne me rappelais pas avoir vu une forêt dans les alentours. Était-ce un rêve ? Je tentai de bouger mes ailes. Rien ? Une panique sourde monta en moi. Etais-je paralysée ? J'essayai de bouger mon pied. Une réponse... Non, je ne l'étais pas. Je devais sûrement dormir. Il n'y avait pas d'autre explication possible. Enfin, quoi qu'il en soit, j'étais belle et bien consciente de ce qu'il m'arrivait. Je sentais clairement ces serres s'enfoncer légèrement dans la peau de mon bras qui, il me semblait, était levé perpendiculairement à mon corps. Un coup de bec. Et puis un autre. Ca fait mal... Ca fait vraiment mal ! Cette créature dotée de plumes a, visiblement, l'intention de faire de moi son repas. Un corbeau..? Pouvais-je lui parler ? J'essayai, peu à peu, d'étendre ma conscience à mon corps entier. Mes poignets... Mes chevilles... Une étrange douleur irradiait de mes membres. Comme... Une sorte de brûlure. J'étais attachée ? J'essayai de forcer sur mes mains, sur mes pieds. Rien n'y faisait. Ces liens ne bougeaient pas même d'un pouce. Des choses gluantes, humides, passaient et repassaient sur mes pieds. Ce n'était pas, là non plus, la plus agréable des sensations... Je préférais encore la terre boueuse que je pouvais deviner, sous moi. L'odeur de la forêt dissipée, je pouvais sentir la puanteur des lieux. Mais où avais-je donc atterris ? Quelque chose me gênais, sur ma tête, m'empêchant d'ouvrir les yeux, et de voir, par la même occasion.
Alors que je m'appliquais à inspecter les moindres parcelles de mon corps, un doute me saisis. Je ne sentais pas de corne, pas de poids au dessus de ma tête, comme j'en avais l'habitude. Je ne sentais pas non plus mes ailes, présence si rassurante dans mon dos. Était-ce vraiment mon corps ? Non, cela ne se pouvait... Mais plus inquiétant pour le moment, un goût de ferraille m'emplit la bouche, alors que je sentais ma poitrine humide. Du sang. Je saignais.. Et pas qu'un peu. "Kamyu". N'avait-ce été qu'un rêve, une illusion créée par le délire ? Car oui, la douleur irradiait mon corps entier. Je secouais la tête. Plus urgent que de savoir qui j'étais, si je ne voulais pas que ma vie s'achève ici, pitoyablement, sous la lente torture des carnassiers, je devais trouver un moyen de m'en sortir. Je pouvais peut-être faire quelque chose pour les créatures qui m'entouraient. Je me concentrai sur le chant des oiseaux, sur la présence dérangeante qui me picorait le bras, essayant de comprendre, et de m'adresser à eux. Rien n'y fit. A nouveau, je tentai d'étendre ma conscience au-delà de mon corps, trouver ce qui était autour de moi, savoir ce que l'on voulait de moi. Nouvelle vague de panique. Je ne pouvais pas ressentir ce qu'il y avait autour de moi. Impossible de savoir quoi que ce soit sur les créatures gênantes à mes pieds, ou sur l'oiseau ennemi posé sur mon bras. Non, non ! Cela ne se pouvait..

Me calmer. Je devais me calmer. Paniquer n'apporterait rien. Je laissai un râle s'échapper de ma gorge, la douleur étant devenue trop forte. J'entendis une voix qui m'était inconnue, rauque. Depuis combien de temps ce corps était-il là, ainsi ? Je n'avais aucune réponse, aucun moyen de le savoir. Premièrement, m'occuper de l'oiseau sur mon bras. Il me gênais, je ne pouvais penser clairement avec ce bec déchirant impunément ma chair. Secouer mon bras pour le faire partir ? Impossible, pas avec le bras dans cette position, pas attachée de cette manière. Je me raidis. Ca ne servirait à rien. Qu'importe... J'inspirai profondément et hurla, de toutes mes forces. Peut-être qu'ainsi, les oiseaux me laisseraient tranquille quelque instant. Le sang. J'avais froid.. J'étais en train de me vider de mon sang. Moi, ou qui que ça puisse être. Peu importe, je devais trouver un moyen de m'occuper de ça. A défaut de pouvoir sentir ce qui m'entourais, pouvais-je prendre pleinement conscience de ce corps ? Son état, ses membres... Ses blessures ? Si ce corps était encore vivant, alors, peut-être que je pourrais faire quelque chose, de l'intérieur. Je ne connais rien de tel, rien qui ne pourrais me servir dans cette situation. Cependant..
Me calmer. Respirer profondément, et prendre conscience de mes muscles, de ma poitrine. Le sang venait de mon corps. Pourtant, la dernière fois que je m'étais blessée, le sang avait fini par arrêter de couler. Ce n'était pas le cas ici. POurquoi ? La blessure était-elle trop importante pour que le sang coagule assez rapidement ? Pouvais-je me concentrer suffisamment là-dessus, ressentir quelque chose de plus précis de cette partie-là de mon corps, et le maîtriser suffisamment pour arrêter le sang ? Non, la question n'était pas de savoir si je le pouvais. Dans ma situation, je le devais. Ou je mourrais. C'était aussi simple que cela.

Que j'y arrive ou non, j'avais autre chose à faire. Trouver un moyen de me libérer de ce bandeau qui m'aveuglait, ou au moins, trouver quelque chose pour se passer de mes yeux. Quoi qu'il en coûte, je me débrouillerais pour m'en sortir. D'abord, chercher un moyen de retirer le bandeau. Peut-être en essayant de le retirer à l'aide de la croix sur laquelle j'étais attachée... Sinon, il me restait toujours mes oreilles et mon nez. Et le reste de mon corps. A défaut de voir, je devrais réussir à sentir les odeurs traînant aux alentours, à entendre les battements d'aile, les pas, le bruissement des feuilles aux alentours. Même si je ne pourrais pas savoir avec précision ce qui m'entoure, au moins en aurais-je une vague idée.
Mais d'abord, m'occuper de cette plaie. Me concentrer. D'une manière ou d'une autre, réussir à visualiser le flux de sang qui s'écoulait hors de mon corps. Et le stopper.



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Posté le Jeu 2 Avr - 19:33.
Un corps derrière toi. Tu le sens, tu sens son souffle froid caresser ta peau. Sa bouche se rapproche de ton oreille, il murmure :

- Ferme les yeux.... Abandonne toi à la douleur... Écoute...

Un son clair retentit, le bruit d'une lame. Il t’effleure la joue avec, attrape l'oiseau sur ton bras et lui coupe l'aile d'un geste sec. Tu le sais car, à chacun de ses gestes, il te raconte ses actes

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Posté le Ven 3 Avr - 19:46.
Il y a quelqu'un, derrière moi. Je sens son souffle contre ma peau. Les poils dans mon dos se hérissent. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'aime pas cet homme. Non, dire que je ne l'aime pas n'est pas suffisent. Je le hais. J'ignorais pourquoi ni même quel était ce sentiment, mais je sentais du plus profond de moi-même que cet être me répugnait. Il s'approcha de mon oreille et je dû serrer les dents pour m'empêcher de réagir à sa présence. Ce n'était pas le moment de compromettre mes maigres chances de survie. Rester calme. Discrètement, inspirer profondément et faire fit de la présence de l'homme. Il murmura quelque chose.

- Ferme les yeux.... Abandonne toi à la douleur... Écoute...

L'homme sortit une lame de son fourreau. Je ne sais. Je n'ai même pas besoin de l'entendre le dire. Je reconnais ce son feutré. Comment pourrais-je encore ignorer la provenance de ce son, alors que je l'ai entendu tant de fois en si peu de temps ? Comment aurais-je pu l'oublier ? Il n'avait jamais été annonciateur de bonnes nouvelles. L'homme attrapa l'oiseau sur mon bras, lui découpa l'aile. Plus que les paroles de l'homme, qui prenait un malin plaisir à décrire le moindre de ses mouvements, c'étaient les cris de l'oiseau qui me dégoutaient. Oui, quelques instants auparavant, il était encore en train de me manger le bras. Et alors ? Etait-ce là une raison pour le torturer ainsi et le laisser à une mort certaine ? Intérieurement, je bouillais. Je souhaitais arracher ce bandeau qui me couvrait la vue, faire face à cet homme et exprimer le fond de ma pensée. Seulement, j'étais attachée, sans une once de liberté. Et le corps que mon esprit occupait actuellement, qu'il soit le mien ou non, était loin d'être en bon état. Si je voulais vivre un peu plus longtemps, ce n'était pas la meilleure chose à faire.

J'étais coincée ici, attachée à cette croix. Si je ne faisais rien, je mourrais. Quoi qu'il m'arrive, désormais, le pire qui mouvait m'arriver était de mourir. Un peu plus tôt ou un peu plus tard, cela m'importait peu. Si j'essayais quelque chose mais que j'échouais, je mourrais. Ma seule issue pour espérer vivre un peu plus longtemps et savoir si ce corps était le mien ou non, qui j'étais et ce que je faisais là, c'était de réussir. Mes chances étaient maigres, sans le savoir, je le sentais. Sans plus d'informations, je n'irais pas beaucoup plus loin. Mais juste un petit peu était suffisant.
Rester calme. Ne pas céder aux provocations de cet homme. Rester calme. Se concentrer. Visualiser mon corps. Visualiser la plaie. Visualiser les bords de la plaie. Visualiser le sang qui s'écoulait, goutte à goutte, hors du corps que je possédais, emportant en même temps un fragment de ce qu'il me restait de vie. Peut-être pouvais-je faire quelque chose de plus probant pour faire cesser le flot de sang en rapprochant les bords de la plaie. Au vu de ma position actuelle, je n'avais qu'une seule possibilité pour ce faire. Faire bouger mes muscles. Ce ne serait pas suffisent, mais mieux que de ne rien faire. Les bords de la plaie.. Et les muscles autour. Ca n'allait pas être simple, mais je n'avais pas d'autre choix.

Bien.. Ca devrait faire l'affaire. Rester calme. Rester concentrer. Le sang, maintenant. Ressentir le sang qui s'écoule. Le contraindre à s'arrêter de s'échapper, à rester là, à former cet agglomérat visqueux qu'il faisait, en trop grande quantité au même endroit. Ce n'était pas ça qui m'aiderait sur long termes, mais après tout, il me fallait d'abord me sortir de là. Et pour ça, il fallait que cette plaie se referme suffisamment.
Une pensée me fit perdre ma concentration. Cet homme possédait une arme. Si mes sens ne me trompaient pas, ma plaie n'avait rien de naturel. Elle ne ressemblait pas à une griffure, ni à la blessure que je portais sur le bras, suite aux coups de bec sur l'oiseau. Et les créatures visqueuses à mes pieds ne semblaient pas non plus en être responsables. Je ne voyais pas tant d'explications la concernant. Je n'étais définitivement pas en sécurité, attachée à cette croix. Il me fallait trouver un moyen de me libérer. En sacrifiant un doigt, je devrais peut-être pouvoir libérer l'un de mes bras. Mais cela me serait probablement fatal. La blessure à ma poitrine avait trop saigné, était trop profonde pour que je prenne le risque de m'arracher un doigt. Si je le faisais, il n'y avait pas de doute quant à mon sort : je me viderais de mon sang, à moins que l'homme ne décide de m'achever.

Quoi qu'il en soit, le seul moyen que j'avais de m'en sortir, c'était de soigner cette fichue plaie et de détacher au moins un de mes bras. Pour la plaie, je n'avais d'autre choix que de puiser en ce corps toutes les ressources disponibles et trouver un moyen d'accélérer la guérison. Pour mon bras, peut-être que l'homme pouvait m'y aider..
- As-tu à ce point peur d'un condamné pour ainsi restreindre le moindre de ses mouvements ?
Prononcer ces quelques mots m'avait donné une idée. L'homme n'avait-il pas parlé d'abandonner..? Peut-être que je pouvais me servir de ça.. Abandonner la douleur. Abandonner l'idée d'être blessée. Prendre conscience de ce corps et l'abandonner. Je n'avais pas besoin de ce corps. Le mien était celui d'un Yokaï des Illusions. Je n'avais pas besoin d'un corps sans Ailes. Mais cela ne voulait pas dire que j'avais le droit de le laisser à son sort.
Abandonner la douleur. Abandonner ce corps. Focaliser toute ma concentration, tout mon esprit, toute ma force, sur cette seule plaie. La forcer à abandonner. La forcer à se refermer. Même si je devais y laisser tout ce que j'étais. Abandonner l'idée de mourir, même à ce prix. A quoi bon avoir un corps, si c'était pour disparaître de ce monde ?


[Bon, désolé pour la qualité du post, mais une fausse manip' m'en a fait perdre une bonne partie. Du coup, j'ai dû réécrire, mais c'est pas aussi bien que la première fois que je l'ai fais.]



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Posté le Ven 3 Avr - 20:28.
L’Être s'énerve, tu le sens. D'abord car le sol tremble autour de toi, ensuite car une chaleur inhumaine afflue de l'endroit où il se trouvait une seconde au par avant et dernièrement parce qu'il hurle comme une bête traquée entre les conifères de la forêt. Il tourne et virevolte autour de toi, sa danse commence. Il déchire les arbres, retourne la terre, il abat sa fureur sur le monde ! Puis s'arrête d'un coup.

- Tu es proche du but. Tu ne te concentres pas sur la bonne chose, je ne fais rien par hasard.



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Posté le Sam 4 Avr - 23:15.
Derrière moi, la température montait. J'avais misé sur la mauvaise corde. La chaleur était rapidement devenue insoutenable. Pour une fois, j'étais contente de ne pas avoir mes ailes ici. Si je les avais eu, je n'aurais pas été capable de garder mon calme. L'être se mit à hurler. Malgré la chaleur, de la sueur froide perlait dans mon dos. Allait-il mettre fin, ici et maintenant, à ce qu'il restait de vie dans ce corps..? De vents violents se levèrent, ravageant le paysage aux alentours. Il s'arrêta subitement. Ma fin était-elle venue ? Il ne semblait pas décidé à me libérer.

- Tu es proche du but. Tu ne te concentres pas sur la bonne chose, je ne fais rien par hasard.

Pas sur la bonne chose..? Alors, sur quoi ? Qu'est-ce qui n'allait pas ? Qu'est-ce qui me donnait cet étrange sentiment de manquer un élément, de louper quelque chose d'important..? L'oiseau. L'homme. Quelque chose n'allait pas. Mais quoi, je ne savais pas. Rester calme. Ne pas paniquer, ou c'en était fini de moi. Prendre les choses dans l'ordre. D'abord, l'oiseau. Y avait-il des oiseaux qui mangeaient leurs proies encore vivantes ? Ou même des charognards ? A ma connaissance, il n'y avait rien de tel. Bien que j'étais loin de connaître toutes les créatures que l'on pouvait rencontrer, j'étais à peu près sûre de ça. Alors, pourquoi s'être attaqué à ce corps ?
Ensuite, l'homme. Il était fort. Il était bien plus fort que moi, en pleine possession de mes moyens. Et je ne maîtrisais rien qui puisse m'aider à me défendre dans ma situation. S'il voulait me tuer, il n'aurait aucun mal à le faire. Alors, était-ce qu'il ne voulait pas ou qu'il ne pouvait pas ? Je l'avais mis en colère. Il aurait fallu être stupide pour ne pas s'en rendre compte.Il ne manquait ni de force, ni de volonté. Sinon, il n'aurait jamais réussi à découper ainsi cet oiseau. Au vu de sa réaction, l'idée de mettre fin à ce qu'il restait de vie à ce corps n'avait pas fait que lui effleurer l'esprit. Pourquoi ne pas l'avoir fait ? Je n'aurais rien pu faire pour l'empêcher, et il le savait. Était-ce qu'il ne pouvait pas..? Mais.. Pourquoi ?

Ce corps. La réponse était forcément dans ce corps, quelque part. Peu importe ce que j'essayais, je n'arrivais à rien au niveau de la plaie. Ce n'était pas là qu'il me fallait chercher. Non, il devait y avoir autre chose. Qu'est-ce qui différenciait ce corps de celui auquel j'étais habituée, si ce n'est ses membres...? Non, rester calme. Ne pas paniquer. De toute façon, dans cette situation, je n'avais pas grand chose à perdre. Rester calme. Se concentrer. Sur le corps que j'occupais. Sentir, ressentir, visualiser la moindre partie, la moindre fibre de ce corps. Chercher ce qui est différent. Et surtout, trouver.
Les membres. Deux jambes, deux bras. Deux mains et deux pieds. A chacun, cinq doigt. Rien qui ne diffère fondamentalement de ce que j'ai connu. Deux oreilles et un nez, à priori fonctionnels. Impossible de savoir, avec ce bandeau, dans quel état sont "mes" yeux. Non, le problème ne venait pas des membres. Rien qui me semblait trop différent.
Les muscles. Bras, avant-bras, cuisses, mollets, abdomen, doigts, épaules, poignets.. Ils me semblaient identique eux aussi, disposés de la même façon que les miens. Je pouvais les faire rouler sous ma peau comme je le faisais avant. C'était douloureux, dû à la position dans laquelle j'étais depuis trop longtemps, ce n'étaient pas exactement les mêmes, mais ils étaient bien là, et répondaient de la même façon. Le problème ne venait pas de là.

Un sentiment de malaise montait en moi depuis un moment déjà, sans que je parvienne à mettre la main dessus. Qu'est-ce qui n'allait pas ? Mon bras, sur lequel il manquait un morceau de chair ? Ma poitrine, sur laquelle se trouvait une plaie béante ? Mes muscles ankylosés ? Aucun de ceux-là n'en était à l'origine. Il me fallait chercher plus profondément en ce corps. Autre chose..
Une légère crampe traduisait une longue période sans que ce corps n'aie rien avalé, mais là n'était pas le problème. Le problème venait de plus haut. J’eus soudain froid, très froid. Les battements. Les longs et réguliers battements auquel je m'étais habituée, dans ma poitrine, qui étaient devenus quelque peu rassurants, n'étaient pas là. A l'intérieur de ce corps, hormis les plaies qui saignaient, tout n'était que silence. Je ris. Ce n'était pas mon corps, et si ça l'était réellement, que tout ce que j'avais vécu n'avait été illusion, alors soit. Ce n'était pas ma réalité, donc je n'avais rien à craindre. Moi, non. Mais ce corps, si. Ce corps et l'oiseau à une aile. Pour eux, leur vie étaient ici, et se termineraient avec le sang qui s'écoulaient hors d'eux.
Je pouvais étendre ma conscience à ce corps, il semblait, à la moindre de ses fibres. Pouvais-je également  le faire aux fibres détachées de ce corps ? Si je le pouvais, je pourrais communiquer avec l'oiseau, puisqu'il a mangé une partie de mon bras. J'avais, jusqu'à présent, toujours réussi à communiquer avec les bêtes. Je les comprenais, et elles me comprenaient. Il n'y avait aucune raison pour que je n'y arrive plus. Il y avait forcément une explication, derrière ça aussi. Mais ce n'était pas le moment de la chercher.

Si je ne pouvais faire quelque chose pour le coeur de ce corps seule, je pouvais peut-être faire quelque chose ailleurs. Visualiser le bras. Visualiser le bout de chair manquant. Visualiser l'oiseau. Ressentir l'oiseau. Ressentir son aile blessée. Apaiser sa douleur, faire quelque chose pour l'aile. Essayer de la recoller, peut-être..? Non, plutôt de la faire repousser. Ce serait plus efficace. Plus sûr.
Faire repousser.. Reconstituer. Accélérer la guérison. Peut-être que c'était en mon pouvoir. Peut-être que pour ce corps aussi, ça marcherait. Mais avant ça..

- Eh, Oiseau. Je sais que tu me comprends. Ne reste pas ici, si tu dois perdre tes Ailes pour moi, je n'en vaut pas la peine.

J'étais désormais fixée sur ce que je devais faire. Je fermai les yeux, et plaçais toute mon intention sur ces muscles à faire repousser. Il fallait que j'en fasse quelque chose, car sinon, pouvoir interagir avec mon environnement à l'aide de l'odorat, de l'ouïe et du toucher n'aurait plus aucune signification. Et puis, ce n'était pas ma vie qui était en jeu.

[Désolé, c'est pas aussi bien que ça devrait l'être ^^' T'as le droit de dire que mon post est horrible, c'est tout pardonné d'avance]

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Posté le Mer 8 Avr - 17:04.
- Tu assimiles vite. Continue.

La voix est devenue plus douce, elle s'est apaisée. Plus rien ne bouge autour de toi, tu ne ressens que trois présences : La tienne, celle de l'oiseau, et celle de l'être. Tout se ralentit, le temps décélère. Les bâtiments de ton cœur sont des coups de tambour, ta respiration un râle long et bruyant. Tu te sens mourir, le sang coulant de ta plaie s'ébruite comme une cascade dans ce lieu hors de tout. Tes dernières forces ne te permettront plus d'agir longtemps, quelques minutes au plus. Mais tu sais qu'une échappatoire à la mort existe. Tu sens l'oiseau palpiter à tes côtés, tu le sens vivre malgré son aile arrachée. Un étrange espoir t'habites alors. Tu es sûre de toi.

L'être enlève le bandeau de tes yeux. Il n'est nul part, et pourtant, tu sens sa présence devant toi. Tu entends même ses muscles bouger, le sang affluer dans ses veines et l'air traverser chacune des cellules de ses poumons. Tu ne t’inquiètes pas. Après tout, tu vas mourir.

Tu te concentre.
L'oiseau.
Voir à travers ses yeux.
Entendre à travers ses tympans.
Vivre sa vie, revivre en lui.

Il te reste un tour pour guérir l'oiseau. Un tour pour survivre.
Lance un dès à la fin de ton post, en fonction de ton texte et de son résultat, L'Esprit décidera. Sache que moins de 2 est égale à la mort assurée.



Fonda (folle,) sadique & Yokaï des Illusions instable
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Posté le Mer 8 Avr - 19:51.
- Tu assimiles vite. Continue.

Tiens..? Il ne me semblait pas que sa voix était si douce, si tranquille. Non, ce n'était pas le seul. Tout autour de moi était devenu.. si calme. J'étais calme, moi aussi. Il n'y avait pas un bruit, pas un mouvement. Rien pour ne perturber la tranquillité qui s'était installée ici. Juste ce calme, apaisant, cette voix douce qui me semblait familière.. Il n'y avait que trois présences, ici. J'ignorais pourquoi je les ressentais pleinement, maintenant. Ma présence, la présence de ce corps que j'occupais, attachée à la croix. La présence de l'oiseau, calme, blessé, emplie de douleur, et pourtant.. Et puis, il y avait la présence de l'être. Je n'arrivais pas vraiment à la cerner, à savoir si elle état douce ou plutôt abrupte, si elle était emplie de haine ou de douceurs, si elle était bienveillante ou malveillante.. Elle était là, c'est tout. Le temps passait, doucement, tranquillement, comme si rien n'était anormale. Comme si rien ne se passait ici. Il était comme immobile, figé. Et pourtant, je le ressentais s'écouler, doucement, tout doucement. Je le sentais, au fil des battements du cœur de ce corps. Il résonnaient en moi comme des coups, des sons sourds et puissants. Et également ma ma respiration. Rêche. C'était, il me semblait, la seule chose qui brisait le silence. J'avais du mal à respirer correctement. Ce corps n'arrivait pas à respirer correctement. Et pourtant, j'étais calme, j'ignorais pourquoi. La vie abandonnait mon corps, peu à peu, au rythme des coups, des battements de cœur. Aah.. J'allais mourir. J'allais mourir, ici, à cet endroit, de cette façon, sans avoir obtenu une seule réponse. Et pourtant, je m'en moquais, j'ignorais pourquoi. Je ne pouvais rien faire de plus pour ce corps, je le savais. Et ça m'était égale. Comme si mes mauvaises pensées s'en étaient allées, avec le sang qui coulait de ma plaie, tombant au sol, s'écoulant à la manière d'une cascade. Qu'importe, après tout.. Je n'ai plus beaucoup de forces. Je mourrai d'ici peu de temps. Kazemi...
Quelque chose.. Pourquoi y a-t-il encore quelque chose ici..? Kazemi... Non, l'oiseau. Il est vivant. Je le sentais au fond de moi, j'ignorais pourquoi. Mais il était là, bel et bien en vie, luttant. Pourquoi..? Pourquoi un si petit être, si fragile..? Étrange. Je.. Je ne veux pas mourir. Pas comme ça. Pas ici ! Si j'en avais été capable, une larme aurait coulé le long de ma joue. Au lieu de ça, elle s'écoulera dans mon cœur, rejoignant le sang qui s'échappait déjà hors de mon corps. L'oiseau.. Peut-être qu'il pourrait m'aider, comme j'allais l'aider.

L'être enleva le bandeau de mes yeux. La lumière me fit mal, lorsqu'elle pénétra à nouveau dans mes yeux. J'étais quelque part, au beau milieu d'une forêt. Dans une petite clairière, plus précisément. A moins que ce n'était qu'une partie de la forêt dégagée spécialement pour moi, pour ce corps. Je n'en savais rien. Et je m'en moquais. Les ravages qu'avaient fait l'être précédemment étaient visibles, eux aussi. Tout était immobile. Les âmes qui étaient là peu avant étaient parties, et cela ne m'étonnait pas. L'être n'était nulle part. Il était là, en face de moi, mais il n'était nulle part. Son sang circulant dans ses veines, les battements de son cœur, sa respiration.. Je pouvais ressentir tout ça aussi bien que s'il était contre moi, en moi. Pourquoi aurais-je peur, maintenant ? Après tout, je vais mourir. Plus rien ne m'attend. Ni torture, ni espoir, ni désespoir, ni douleur. Seulement la mort. Mais je ne pouvais laisser cet être qui luttait non loin de moi comme ça, l'entraîner avec moi dans ma chute. S'il en était arrivé là, c'était de ma faute. Je me devais de l'aider. Ou je savais que le souvenir de cet être ailé me hanterait jusqu'au plus profond de la mort. Et ça maintenant que j'allais mourir, c'est ce que je voulais éviter. Car enfin, j'allais pouvoir me reposer..
A nouveau, je fermai les yeux. Je n'en avait pas besoin. Pourquoi en aurais-je besoin ? Ils m'amèneraient seulement des informations dont je n'avais pas besoin, dont je ne voulais pas. Plus maintenant. J'avais quelque chose de plus important à faire. Car ici, une vie au moins serait épargnée. La créature recouverte de plumes. L'oiseau était une partie de moi, une extension de mon corps. Ma chair, en lui. Sa chair. Ses sens. Doucement, ouvrir les yeux, peu à peu. Voir ce qu'il voit. Mes yeux sont les siens. Ses yeux sont les miens. Le sol. La croix. Le paysage. Les arbres abattus. La terre, et le ciel qui lui était désormais interdit. Mais pas seulement, ça ne suffirait pas. Non, il fallait autre chose d'autre, que je ne fasse qu'un avec lui si je voulais l'aider.
Son ouïe. Écouter. Entendre. Entendre les moindres sons. La respiration rêche de mon corps, le bruit du cœur de l'oiseau. Devenir ses tympans. Écouter la terre, écouter l'air. N'être qu'un avec les moindres sons, les moindres vibrations qui parcourent son corps. Le chant du sang qui coule, lentement, goutte à goutte, s'écrasant par terre. Voir, et entendre. Pouvoir prendre pleinement connaissance de ce qu'il y a autour. Prendre conscience du monde, à travers ses sens. L'odorat.. Et peut-être le goût.
Mais ce n'est pas tout. Je peux faire autre chose. Petit être fragile, toi qui t'es repu de ma chair, toi qui as perdu ton aile.. Laisse-moi faire partie de toi, laisse-moi devenir toi. Tu le sais aussi bien que moi, seuls, nous mourrons tous deux. Et pourtant, tu es là, tu luttes. N'aie pas peur. Il n'y a plus rien à craindre. Que nous vivions, ou que nous mourrions, nos destin s'entremêleront ici et maintenant. Laisse-moi faire.. Aie confiance, s'il te plait. Laisse-moi devenir ton Aile, laisse-moi te rendre ce membre dont tu as été privé. Si c'est mon esprit, alors j'en suis capable. Je le sais. Je le dois. Ressentir le moindre muscle, la moindre fibre de ce corps.
Être libre... Pouvoir voler dans le ciel, librement, aller où bon nous semble, suivre le vent. Vivre, jour après jour, heure après heure, minute après minute. Voler. Être, qui que nous soyons. Vivre, où que nous soyons. Demeurer. Laisser notre marque, ici, dans le vent, sur la terre. Est-ce ça que tu souhaites, Oiseau ? Est-ce cela que signifie vivre, pour toi ? Alors... Laisse-moi te le promettre. Nous vivrons, ou mourrons ensemble. N'aie pas peur. Il n'y a rien à craindre. Si nous ne vivons pas plus que ces quelques instants qu'il reste à nos corps respectifs, alors plus rien que le sommeil ne nous attendra. N'aie pas peur. Tout est calme. Il ne nous arrivera rien. Et si nous vivons, alors nous aurons tout le temps dont nous souhaitons pour y réfléchir.

Se détacher de mon ancien corps mourant, fibre par fibre. Ignorer les yeux. Se détacher des yeux. Oublier comment entendre, comment se servir d'oreilles. Oublier comment bouger un bras, une jambe, un membre. Oublier comment ressentir ce corps. Ne faire qu'un avec l'oiseau. Non, je ne fais déjà qu'un avec lui. Couper tout lien avec un autre corps. Ce n'est plus mon corps qui achève ici sa vie. C'est le corps d'un être humanoïde dont nous avons dévoré une partie de la chair. Ce n'est pas notre corps. Nous sommes l'Oiseau, tous deux. Ou nous mourrons. Nous sommes. Un seul corps, un seul endroit. Juste nous. Le corps, l'aile blessée que nous allons soigner, faire repousser. Nous serons. Nous vivrons, ici. Dans ce corps. Sous ces plumes. Avec ce bec, ces pattes, et ces Ailes. Nous demeureront. Car nous n'avons pas d'autres choix. Et malgré ça, je reste calme. Pourquoi aurais-je peur ? Que je réussisse ou que j'échoue, tout était finie. Alors, s'il le fallait, je viderais mon corps des forces qu'il n'avait pas pour réussir.
Aah.. C'était vraiment calme. Trop, peut-être. Mais je m'en moquais. Car j'allais mourir. Et l'oiseau, lui vivre. Je n'avais pas peur. Je vivrai avec lui, à travers lui. C'était ma solution, mon choix. Ma réponse face à la mort qui me faisait face. Et plus rien d'autre en cet instant n'avait d'importance.



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Posté le Mer 8 Avr - 19:51.
Le membre 'Kamyu' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé 20' : 17



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Posté le Mer 8 Avr - 20:36.
Dix-sept. Tu vis. Tout de devient blanc.

Tu te réveilleras en ayant tout oublié. Un étrange sentiment de réussite mêlé à une sorte de fierté bourdonnera dans ton corps fatigué : Le sommeil a eu sur toi l'effet inverse de celui espéré. Mais ce n'est pas grave. Tu le sais. Quelque chose en toi s'est réveillé. Une force, un pouvoir nouveau. Tu sais le manier, tu le connais, tu le ressens à travers toi. Tu en fais l’expérience sur ce petit animal blessé, non loin. Tu t'ouvres les veines et lui fais boire ton sang. Tu te concentres ensuite sur lui. Tu localises la plaie. Tu lui parles, tu parles à sa douleur. Alors, le sang arrête de couler et la blessure se résorbe. Comme par Magie. Tu en profites aussi pour te concentrer sur toi même. Tu refermes la plaie que tu viens de te faire. Une fois que tu es sûre que l'animal va mieux, tu t'éloignes de lui, mais tu le ressens toujours, tu sais où il est, s'il va bien, tu sait si son coeur bat ou pas... Parce que tu penses à lui. Une fois que tu auras détourné ton esprit du sien, il te sera à nouveau inconnu.

Bravo. Tu as débloqué un soin moyen qui requiert des conditions. Pour l'appliquer sur toi, tu dois simplement saigner. Pour l'appliquer sur une autre personne, tu dois lui faire boire ton sang. Attention, utiliser une telle magie te fatigue beaucoup.

Bonus de + 15 : Si tu penses à un être que tu as soigné (animal, humanoïde...), tu peux obtenir des informations sur son état, comme si c'était une sorte d’instinct.


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QUÊTE - Fais ce que tu veux, après tout, ce n'est pas mon corps. <Kamyu>
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